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Le Rhône en 100 questions : 4-06 Quel tourisme et quels loisirs sur le Rhône ?

De Wikhydro
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Cette page fait partie du deuxième chapitre: "Le fonctionnement du fleuve", de l'ouvrage '"Le Rhône en 100 questions'", une initiative de la ZABR avec l'appui de toute l'équipe du Graie et soutenue par les instances qui ont en charge la gestion du fleuve.









À dimension sportive, récréative, ludique, touristique, la voie d’eau est potentiellement le support d’une grande variété d’usages de loisirs. Aviron, canoë, kayak, ski nautique, jet ski, voile, plaisance, nage, baignade, plongée, mais aussi vélo, roller, promenade, randonnée, pêche, plaisance en constituent l’éventail.



L’attrait qu’exerce la voie d’eau sur le linéaire rhodanien engendre de multiples actions, réaménagement des berges, développement de l’offre touristique, remise en navigabilité du Haut Rhône.
La fréquentation soutenue de certains sites comme le parc de Miribel-Jonage ou des bases de loisirs des Roches-de-Condrieu, de l’Épervière à Valence et de la Barthelasse à Avignon, suscite un certain nombre de questions : quelle est l’offre actuelle et quelles seront les orientations de demain ? Comment est envisagé le développement des activités de loisir sur la voie d’eau et à proximité ? Et à quelles conditions se feront les évolutions prévisibles ?



Sommaire

Les pratiques dites traditionnelles et leur renouvellement



Les effectifs croissants des kayakistes, nageurs, jouteurs et plaisanciers témoignent du regain d’intérêt du public pour ces activités. Il s’y ajoute maintenant des usages nouveaux et parfois inattendus, tels que la traversée du Rhône à nage palmée à Lyon ou le téléski nautique aux Roches-de-Condrieu. Ces nouvelles offres permettent de sensibiliser un public plus large et souvent plus jeune.
À l’inverse, certaines pratiques sont en régression, notamment la pêche de loisirs affectée par des problèmes de pollution, par la diminution des populations piscicoles et la disparition de certaines espèces, comme l’alose et la lamproie.


Les croisières : une pratique riche de retombées économiques


En 1998, trois armements disposant de quatre paquebots fluviaux ont établi des circuits intégrant la Saône et le Rhône, depuis Châlon-sur-Saône jusqu’à Arles.
En 2007, cette flottille compte onze unités. Elle est complétée par vingt et une péniches-hôtels, quatorze bateaux-restaurants, vingt six bateaux-promenades et trois cent soixante bateaux de location, répartis entre vingt et une bases. La liaison avec la terre est assurée par dix ports de plaisance et quatre-vingt douze haltes nautiques qui proposent mille trois cent places.
L’offre des bateaux-croisières est coordonnée avec des excursions archéologiques et oenologiques. Le nombre des passagers – dont une bonne part d’étrangers – est passé de 12 500 en 1998 à 45 000 en 2006.


Les loisirs fluviaux s’insèrent désormais dans la filière du tourisme fluvial



Cette filière est faite de deux composantes, la bleue et la verte. Relèvent de la bleue les pratiques nautiques et aquatiques, alors que la verte rassemble les activités qui se déploient sur les rives et les sites avoisinants : randonnées, écotourisme, culture et patrimoine.
De nouvelles manières de pratiquer le fleuve s’élaborent : vélo-route, sentiers de randonnée pédestre, randonnées en kanoë-kayak, composent des itinérances fluviales au gré des paysages rhodaniens.
Les fêtes du Rhône en recrudescence (Givors, Vienne, Bourg-lès-Valence, Donzère, Avignon) proposent des programmes qui associent temps festifs (descente aux flambeaux, défilé, feux d’artifice, bal, guinguette) et pratique du fleuve (croisière, baptême, initiation, démonstration).
Ces nouvelles modalités de loisir allient pratiques récréatives et découvertes du milieu, activités de pleine nature et familiarisation avec les ressources.


Quelles contraintes ?


Il n’en demeure pas moins que l’essor des usages de loisirs liés au fleuve reste conditionné par plusieurs facteurs : l’image du fleuve garantie par la qualité physique du milieu et l’accessibilité du fleuve réglée par les conditions d’accueil et les équipements
présents.
Le nombre insuffisant de sites de baignade ou de rampes de mise à l’eau, ainsi que la stérilisation des secteurs affectés par les aménagements, représentent encore des freins à l’utilisation du fleuve à des fins de loisirs.

parties de joute a loire sur rhone
bateau de promennade
un bac pour la traversee du grand rhone

Ce qu’il faut retenir


Entre renouveau et innovation, l’animation de la voie d’eau est d’actualité et les modes de loisirs du fleuve connaissent un nouvel élan qui répond aux attentes de la société.
Cependant l’animation de la voie d’eau reste subordonnée à de meilleures conditions d’exercice : accessibilité du domaine fluvial, qualité des équipements d’accueil, organisation de la filière des loisirs fluviaux, répartition équilibrée sur l’ensemble du linéaire.




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