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Espèce indicatrice (HU)

De Wikhydro
Version du 7 janvier 2022 à 10:09 par Bernard Chocat (discuter | contributions)

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Traduction anglaise : Indicator Species

Dernière mise à jour : 07/01/2022

Espèce dont la présence ou la densité de population fournit des informations sur l'état d'un écosystème. Les espèces indicatrices font partie des bioindicateurs.

Il est par exemple possible de choisir une espèce particulière dont la seule présence permet de caractériser l’état écologique d’un milieu naturel, et en particulier d’une masse d’eau.

Diversité des espèces indicatrices et de leur rôle possibles

Figure 1  : Aussi appelée moule perlière d’eau douce, la mulette perlière, Margaritifera margaritifera est une espèce menacée qui peut servir d'espèce indicatrice ; Source : https://www.especes-menacees.fr/mulette-perliere/


En écologie des milieux aquatiques, de très nombreuses espèces animales ou végétales peuvent être utilisées comme bioindicateurs en étant associées soit à un milieu spécifique, soit à une fonction spécifique. Par exemple :

  • des espèces dites "patrimoniales" dont la présence dans le milieu est le signe d'une excellente santé écologique, comme par exemple la mulette perlière dans les cours d'eau froids et rapides ;
  • des espèces dites "sentinelles ", qui réagissent rapidement à une modification du milieu, par exemple certains amphibiens, dont la baisse de population peut indiquer un début d'hyper-eutrophisation d'une zone humide ;
  • des espèces dites sensibles qui peuvent fournir des informations spécifiques sur l'excès ou le manque d'un élément particulier ; par exemple la plante aquatique Mayaca fluviatilis est une plante indicatrice d'un manque de fer dans l'eau.
  • les macroinvertébrés benthiques dont l'étude de la diversité des taxons présents permet d'évaluer la qualité écologique du milieu (voir Indice Biologique Global Normalisé / IBGN (HU)) ;
  • les poissons situés au bout de la chaîne alimentaire, et qui intègrent de ce fait l'ensemble des perturbations que l'écosystème peut subir ; par exemple différentes espèces de poissons sont souvent utilisés comme espèces indicatrices en fonction de la nature du milieu :
  • la truite commune (fario) pour les milieux salmonicoles (eaux fraîches courantes généralement de montagne ou proches des reliefs) ;
  • le brochet pour les milieux cyprinicoles (rivières lentes de plaine) ;
  • l'ombre ou les cyprinidés d'eaux vives (barbeau, vandoise, etc.) pour les milieux intermédiaires.


Figure 2  : Truite fario ; source : Fédération de pêche de l'Allier.

Qualités que doit présenter une espèce indicatrice

Une espèce indicatrice, comme les autres bioindicateurs possibles, est toujours utilisée pour un objectif particulier. Une espèce donnée peut donc être un excellent bioindicateur dans un cas et un très mauvais dans un autre. Les éléments à prendre en compte dans le choix sont les suivants :

  • sensibilité : Peut-on facilement relier le niveau de présence de l'espèce au niveau de qualité de l'écosystème que l'on cherche à évaluer ?
  • spécificité : La présence ou la densité de l'espèce est-elle liée de façon la plus univoque possible à la qualité que l'on cherche à évaluer ?
  • faisabilité : la détection de la présence ou la mesure de la densité est-elle facile à effectuer ?
  • représentativité : cet indicateur a-t-il un sens pour l'ensemble des acteurs concernés ?

 

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