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Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Clichy-Batignolles

De Wikhydro

Sommaire

Prendre en compte le changement climatique dans l’aménagement d’un éco-quartier parisien

porté par la Ville de Paris


Contexte et enjeux climatiques

D’ici la fin du siècle, le climat de Paris évoluera de manière significative avec une évolution à la hausse des vagues de chaleur (+ 10 à 25 jours de canicule en moyenne par an), des épisodes de pluies intenses (+ 10 à 15 % de jours d’orage en moyenne par an) et de sécheresse (plus intenses et plus longs qu’aujourd’hui). Les conséquences attendues de ces changements sont la dégradation du confort thermique estival (résultant de l’amplification de l’effet d’îlot de chaleur urbain), l’augmentation des risques d’inondation et de saturation du réseau d’assainissement et la raréfaction des ressources en eau, en énergie et alimentation. Dans ce contexte, l’enjeu pour la Ville de Paris est de prendre en compte ces défis climatiques dans ses opérations d’aménagement et plus particulièrement dans celle de l’éco-quartier de Clichy-Batignolles : s’appuyer sur les services écosystémiques pour rafraîchir l’espace urbain et optimiser la gestion de l’eau.

Action d’adaptation

La Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Clichy-Batignolles vise l’exemplarité environnementale et l’adaptation au changement climatique. Elle s’articule autour de 3 axes principaux :

1. Rafraîchir l’espace urbain via :

  • la végétalisation (création d’un parc de 10 hectares, véritable îlot de fraîcheur ouvert 24 h/24 en été),
  • la présence d’eau dédiée au rafraîchissement (fontaines, jets d’eau)
  • la ventilation naturelle du quartier (grâce à une conception architecturale favorisant la circulation des courants éoliens).


2. Garantir un confort d’été au sein des bâtiments, grâce à :

  • une conception BBC incluant le choix de surfaces réfléchissantes (albédo), des protections solaires (volets/brise-soleil/panneaux glissants…) et la végétalisation des toitures et/ou façades


3. Mettre en œuvre la gestion alternative de l’eau, via :

  • la création de fossés humides et d’un bassin « biotope », véritables tampons pour récupérer les eaux pluviales collectées sur site, et ainsi éviter les inondations et pollutions lors d’épisodes de pluies intenses


Résultats clés

Cette démarche multiple a permis :

  • le rafraîchissement du quartier (diminution de la température locale dans le quartier (d’environ 2 °C en condition caniculaire et en fin de nuit), interdiction de recours à la climatisation dans les bâtiments de l’éco-quartier, plan canicule dans les établissements sensibles…)
  • le rafraîchissement des habitants et des usagers (mise en place de systèmes de rafraîchissement adiabatique innovants, performance environnementale des bâtiments)
  • la gestion des eaux pluviales avec la réduction de 50 % des volumes d’eau rejetés dans les réseaux d’assainissement
  • le développement des énergies renouvelables (chauffage assuré par un réseau de chaleur alimenté par une géothermie profonde, la production d’électricité sur site grâce aux 40 000 m² de panneaux photovoltaïques installés)
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