S'abonner à un flux RSS
 

Confluence (HU)

De Wikhydro
Version du 9 novembre 2022 à 11:18 par Bernard Chocat (discuter | contributions)

(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)

Traduction anglaise : Junction, Confluence

Dernière mise à jour : 09/11/2022

De façon générale, lieu où deux cours d’eau se rejoignent ; on parle également de confluent ; en assainissement, ce terme désigne un point du réseau où plusieurs tronçons se rejoignent et on parle également de jonction ou de confluent.

Réalisation technique

Les confluences sont souvent réalisées dans des chambres équipées d'une cheminée d'accès. Les confluences peuvent parfois poser des problèmes d'ensablement, en particulier lorsque la ligne d'eau dans la conduite aval est beaucoup plus haute que dans l'une des conduites amont. On aura donc intérêt à éviter ce type de configuration, par exemple en implantant des chutes (figure 1). Lors de la construction, il est nécessaire d'éviter les angles trop accentués et indispensable d’araser les bords de la conduite incidente au ras de la paroi de la conduite réceptrice. Les conduites pénétrantes peuvent en effet considérablement gêner l'écoulement. Un ensablement peut se produire aussi lorsque la pente de la conduite aval est plus faible (effet de cassure de pente), ou ses dimensions nettement plus importantes, que celle de la (des) conduite(s) amont (ralentissement sensible des écoulements). Il est donc souhaitable que les vitesses d'écoulement dans les divers tronçons ne soient pas trop différentes ce qui évite également un refoulement des eaux dans les conduites où les vitesses sont les plus faibles.


Figure 1 : Dans le cas de l'arrivée d'une petite conduite dans une plus grosse il faut éviter une jonction radier à radier susceptible de provoquer une influence aval dans la plus petite conduite et d'augmenter les risques d'ensablement.

Modélisation

La modélisation des confluences est généralement assez simple. Écrire que le débit aval instantané est égal à la somme des débits amont suffit pour les modèles de propagation d'onde. Dans le cas des modèles hydrauliques reposant sur les équations de Barré de Saint venant, il est nécessaire de rajouter une deuxième équation. Il peut s'agir de la conservation de la quantité de mouvement (ce qui nécessite de connaître assez précisément la géométrie de l'ouvrage), ou, beaucoup plus simplement, d'une hypothèse d'égalité des hauteurs d'eau dans les différentes branches. Même si cette hypothèse est généralement assez mal vérifiée, elle n’entraîne pas d'erreurs importantes.

Outils personnels